24 mars 2007
BIENVENUE
English version le dossier de presse de l'exposition
VENICE Musée des Beaux-arts de LYON
DESCRIPTION
Articulée autour de quatorze séquences, l'exposition du musée des Beaux-arts de Lyon réunit plus de 140 œuvres provenant de collections publiques et privées européennes et américaines. Certains dessins et tableaux sont présentés pour la première fois au public, d'autres n'ont plus été montrés depuis 1924. Ces séquences livrent la vision si particulière que l'artiste porte sur le peuple militaire, les guerres coloniales, les enfants rebelles, la sexualité, les faits divers et historiques et les conséquences de la première révolution industrielle en Angleterre.
25 mars 2007
BIOGRAPHIE
Jean-Louis-André-Théodore Géricault est né à Rouen le 26 septembre 1791, dans une famille de la bourgeoisie aisée. C'est le seul enfant de Georges et Louise Caruel Géricault. Vers 1796, la famille Géricault s'installe à Paris, rue de l'Université
et Théodore fait ses études au Lycée Impérial (aujourd'hui Louis-le-Grand). Il poursuit de médiocres études, plus occupé par les chevaux que par sa propre scolarité. A sa sortie du lycée en 1808, profitant de la fortune qu'il tient de sa mère, il décide de se consacrer à la peinture et entre dans l'atelier (alors très couru) de Carle Vernet, peintre de chevaux, il y fait la connaissance de son fils, Horace Vernet. Durant cette période, il étudie Rubens et les maîtres vénitiens, qu’il copie abondamment, mais aussi l’œuvre de Gros et de Prud’hon, deux peintres issus du néoclassicisme. Dans l'atelier du peintre Pierre-Narcisse Guérin, Géricault rencontre Ary Sheffer et plus tard Eugène Delacroix. Il se rend fréquemment chez son oncle Jean-Baptiste Caruel, au château du Grand Chesnay, et se passionne pour les chevaux qu'il commence à dessiner aux Écuries impériales de Versailles avant de s'inscrire, le 5 février 1811, à l'École des Beaux-arts de Paris. En 1814, Géricault s'éprend de sa tante Alexandrine Caruel, l' épouse de son oncle maternel. Cette liaison, qui durera plusieurs années, engendra un fils (Hippolyte Georges),et s'avèrera désastreuse pour l'artiste. Après cette liaison amoureuse tourmentée, Théodore décide de partir pour l'Italie où il séjourne de l'automne 1816 à l'automne de l'année suivante. A Rome, il rend visite à Ingres et admire l'œuvre de Michel-Ange. Après son retour à Paris il travaille aux lithographies des sujets et des scènes militaires de la vie romaine. Entre 1818 et 1819 l'artiste entreprend de peindre, sur une grande toile, un fait divers contemporain :" l'affaire " scandaleuse du naufrage de La Méduse. Exposé au Salon l'année suivante, le Radeau de la Méduse est critiqué. Après qu'il ait accompli cette peinture difficile l'artiste se rend à Londres avec le rapporteur Charlet. En juin 1820 Le Radeau de la Méduse, présenté à l'Egyptian Hall de Londres, remporte un vif succès. Le peintre rencontre Constable et peint le Derby d'Epsom. Entre temps, il se rend chez David, exilé à Bruxelles. Pendant son deuxième séjour de Londres il édite une série de lithographies autorisées de divers sujets dessinés sur la pierre. À la fin de 1822 il revient définitivement à Paris au n° 23 de la rue des Martyrs(9°).Il termine une série de portraits de fous, qui illustre la théorie du docteur Georget ?, aliéniste à l'hôpital de la Salpétrière.Un jour en redescendant de Montmartre, son cheval fit un écart et le fit tomber sur les reins. Une tumeur se forma et le peintre mourut le 26 janvier 1824,à peine âgé de 32 ans dans les bras de son ami intime le peintre Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy, et des colonels Bro et Brack, après de terribles souffrances. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris, une statue de bronze orne sa sépulture. Artiste romantique, sa vie courte et tourmentée a donné naissance à de nombreuses passions, aujourd' hui encore.
Pour en savoir plus : le dossier de presse de l'exposition
Documents : Biographie critique du peintre mémoires Alexandre Dumas
LE RADEAU DE LA MEDUSE
Seule la première ébauche a été présentée à l'exposition, en effet à cause de sa très grande fragilité et de sa grande dimension,(Haut:4,91 m.;Large:7,16 m) le tableau ne quitte jamais
le musée du Louvre à Paris.Ce tableau est une des œuvres capitales du XIXe siècle. Le thème est celui d'un événement récent, le sauvetage de quelques rescapés du naufrage de la frégate "La Méduse'' sombrée, en 1816, près des côtes du Sénégal. Cent cinquante hommes avaient pris place sur un radeau qui dériva pendant dix jours. Quinze mourants subsistaient quand un vaisseau fut en vue. C'est le moment choisi par le peintre. Géricault se fit conter la tragédie par les deux survivants, représentés au pied du mât, qui lui donnèrent une description exacte du radeau. Géricault a représenté l'instant même où les survivants aperçoivent le bateau des sauveteurs. Afin d'être le plus authentique possible, il se lança dans une extraordinaire démarche où il interviewa des survivants et fit leur portrait, construisit un modèle de radeau, et se rendit même à la morgue pour y étudier les cadavres. L'œuvre est parfaitement romantique par son inspiration, un sujet d'épouvante puisé dans l'histoire contemporaine, par sa facture emportée, par le dynamisme qui l'anime : néanmoins, elle se réfère à la tradition classique par sa
composition en pyramide. Géricault cherche une manière de peindre plus libre. Par sa couche épaisse, sonsens du mouvement et ses couleurs morbides, macabres, illustrant la mort, il a en lui la violence romantique : contrastes, effets d'ombre et de lumière. Ces audaces influenceront Delacroix qui a d'ailleurs posé pour l'un des personnages du Radeau (le mort au premier plan, face contre le radeau, bras gauche étendu).L'œuvre est vilipendé au Salon de 1819, tant pour la nouveauté de son interprétation que pour son esprit où on décèle des intentions politiques (le naufrage de "La Méduse'' avait suscité des remous contre le pouvoir), la présence d'un naufragé noir est considéré comme un manifeste contre l'esclavage. En revanche, le tableau soulève l'enthousiasme en Angleterre où Géricault l'expose en 1820.
Pour en savoir plus : document:wikipedia, description : Théophile Gautier
Extraits de l'emission PALETTES : GERICAULT LE RADEAU DE LA MEDUSE Réalisateur : Alain Jaubert Auteur : Alain Jaubert Producteurs : ARTE FRANCE, PALETTE PRODUCTION, MUSEE DU LOUVRE
http://www.artevod.com/programDetails.do?emissionId=1232
LES TROIS AMANTS
La seule peinture érotique connue de Théodore Géricault, cette petite peinture à l'huile sur toile (8 7/8 x 11 3/4 in.) exposée actuellement au "Getty center" de Los Angeles, montre deux amoureux passionnément
enlacés tandis que leur compagne se repose languissante sur la gauche. La nudité et la pose détendue de la femme évoquent la tradition classique de la représention du repos après les rapports sexuels, une tradition qui est également évoquée d'ailleurs par sa figure voluptueuse évoquant la statue de Venus. Serré par les bras de son amoureux et avec ses jambes provocatrices, la femme en blanc est un participant actif de l'acte amoureux plutôt qu'un objet passif. Avec une ligne moderne, Géricault a capturé l'intensité et l'énergie de la sexualité humaine en quelque sorte très différentes des conventions de l'idéalisation de son époque. Ce travail à été réalisé pour le plaisir privé de l'artiste, car il était fasciné par les sujets érotiques depuis son voyage en Italie.
26 mars 2007
LA MONOMANE DE L' ENVIE
Acquis en 1908 par le musée des Beaux-arts de Lyon cette œuvre est à l'origine de l'exposition. Huile sur toile H. 72cm x L. 58cm (1819-1820). 
Pendant sa brève carrière Géricault a travaillé sur des thèmes et des genres très divers. Un des sujets auxquels il a consacré une grande attention et obtenu des résultats significatifs est l'expression de la physionomie des malades mentaux et de leur personnalité. A la demande de médecins tels que Pinel, Esquirol et Georget ? de la Salpêtrière, il a realisé quelques portraits d’aliénés mentaux qui vont aider l'étude de la psychiatrie. Géricault a su rendre ces patients atteint de monomanie avec une précision incomparable. La folle dans cette peinture, qui souffre d'obsession d'envie est capturé avec un réalisme impitoyable. La dominante verte et le regard exorbité, fixe et, gonflé de sang d' une personne observant quelque chose, réveille des sentiments qui changent toutes les attitudes de l'expression normale du visage au point d'être surnommée la « hyène.
La Monomane de l'envie 1ere partie
La Monomane de l'envie 2eme partie
Extraits de l'émission diffusée sur France 5 le 12/06/2008 à 20:40 "En quête d'art" Site de l'émission
Liens : Reflections on Gericault's Face of Envy by Janet Kozachek
PORTRAITS DES MONOMANES
La présence dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon de la Monomane de l’envie, acquise en 1908, est à l’origine de l'exposition, qui regroupe, notamment, trois des cinq portraits de la fameuse série des monomanes (1819-1820) :
autour du tableau de Lyon, sont réunis "Le Monomane du vol" du musée des Beaux-Arts de Gand et "La Monomane du jeu" du musée du Louvre, Paris. Les deux autres, Le "Monomane du commande-ment militaire" de Winterthur, Collection Reinhart am Römerholz, ainsi que "Le monomane du vol d’enfants", de Springfield Museum of Fine Arts, ne pouvant être empruntés : le premier en raison de closes testamen-taires et le second à cause de son état de conservation.
Contrairement à l’historiographie qui isole ces cinq portraits dans la production de l’artiste, l’exposition de Lyon se propose d’élargir la notion de folie au regard d’une vision politique. Elle entend démontrer que Théodore Géricault, pour être véritablement compris, doit être envisagé comme un peintre d’histoire maniant avec subtilité le symbole et l’allégorie politique.
Les cinq portraits de monomanes ne seraient donc pas seulement les témoins de la naissance de la psychiatrie moderne, mais l’aboutissement logique de toute une réflexion esthétique et politique (d’essence républicaine) portant sur la marginalité, l’exclusion, la pauvreté, la folie des guerres civiles et militaires, le désir de liberté.
Pour en savoir plus : document Amis du Louvre
LES ENFANTS
La manière dont le peintre nous montre l’enfance est très déconcertante. Avec tristesse il donne à ces enfants un regard lourd de reproche et dépouillé de naïveté.
Troublant !
PORTRAITS DE JEUNES HOMMES

En cliquant sur l' image vous pourrez admirer quelques portraits de jeunes hommes peints par l' artiste dont un autoportrait.
28 mars 2007
LES TABLEAUX

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